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La restauration du parquet Lesdiguière

Publié le 25 novembre 2016

La petite histoire du parquet

1719 : la Ville de Grenoble acquiert, auprès des descendants du Connétable les bâtiments du palais de Lesdiguières pour en faire un nouvel Hôtel de Ville. Une partie des lieux est réservée à l'Intendance du Dauphiné.

1784 : Jean-François Hache, illustre ébéniste grenoblois (1730-1796), expertise le parquet mal conçu, mal exécuté et en fort mauvais état, du cabinet de l'Intendant, au rez-de-chaussée du bâtiment.

1787 : à l'occasion de l'arrivée d'un nouvel intendant, Hache reçoit commande d'un nouveau parquet qu'il réalise entre avril et septembre.

Après exécution de gros travaux d'aménagement et d'assainissement du sol, et installation d'un plancher en châtaignier, avec lambourdes et solives en chêne et châtaignier, pose du parquet « en mosaïque sans clous, ni chevilles, les frises entrelacées et les panneaux de neuf formes différentes en bois massifs dont deux incorruptibles en cèdre et acacia, les autres en meurier, frêne, loupe de noyer, etc., avec divers compartiments en buis, ébène, acajou et autres rapportés auxdits panneaux… ». 

« Les panneaux de ce nouveau parquet sont entremêlés de bois rares et incorruptibles, dont la propriété est d'écarter par leur odeur les insectes à 3 ou 4 pieds de distance et qui par conséquent en garantiront les autres… »

(in « Etat » des sommes dues à J. F. Hache, 15 septembre 1787, Archives municipales de Grenoble)

1862 : malgré les précautions prises par Hache pour assurer la pérennité de son ouvrage, le parquet, « en état de décomposition », fait l'objet d'une réfection totale à l'identique, selon les plans et dessins originaux, par le parqueteur Régis Grange, de Domène.

L'antichambre avait, quant à elle, été re-parquetée de façon plus sommaire, en 1845-1847.

Mais le nom de Hache restera attaché au parquet :

« Si cette restauration ne nous a pas conservé l'œuvre matérielle proprement dite,…, elle a cependant permis de conserver l'œuvre dans sa conception artistique et l'équilibre de ses formes géométriques » (Dominique-Jacques Jalabert).

1969 : après transfert des services municipaux dans le nouvel Hôtel de Ville au parc Paul Mistral (1967), classement au titre des Monuments Historiques de divers éléments de l'ancienne salle des mariages (aussi appelé « Salon grec » ou « à la Grecque ») : « les boiseries peintes, le parquet mosaïqué, la cheminée en marbre, le trumeau avec glace et panneau de toile peinte et la glace avec cadre sculpté et doré ».

1970 : au mois de juillet, inauguration du musée Stendhal installé dans l'ancienne salle des mariages et son antichambre.

Auparavant, au cours du printemps, le parquet très altéré traité par la section d'application des radioéléments et des rayonnements  du Centre d'Etudes Nucléaires de Grenoble.

2004 : le musée Stendhal ferme ses portes.

2006 : la Maison de l'International s'installe dans les bâtiments où elle organise de nombreuses expositions, permettant ainsi au public d'apprécier le parquet dessiné par Jean-François Hache.


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